Pourquoi faire une psychanalyse?

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Comprendre l’enfant en soi

On entame une psychanalyse pour aller mieux. Plutôt que de compter sur sa bonne étoile en espérant qu’un jour les choses s’arrangent par miracle; on décide de donner un coup d’accélérateur à son existence . Certes on peut réussir à changer par un long travail de réflexion mais souvent que de temps perdu à tourner en rond ! En effet vous n’irez pas au fond des choses tout seul par ce que vous ne vous y obligerez pas. Alors que la présence du psychanalyste vous y obligera par le cadre rassurant de la psychanalyse, par ses questions et par son soutien. Il vous aidera à analyser ce que justement vous avez du mal à aller voir et donc d’évoluer beaucoup plus vite.

Remonter aux causes

Il  existe de nombreuses psychothérapies .La spécificité de La psychanalyse : vous permettre de remonter aux causes de vos « problèmes ». En quoi comprendre permet de se sentir mieux ?

Le processus de prise de conscience permet de restaurer une maitrise de soi par ce que vous êtes alors moins dominé par des émotions contradictoires, des impulsions qui peuvent être très destructrices . Par exemple si vous êtes d’une grande susceptibilité et que vous vous mettez vite en colère, quand cette situation se répètera vous pourrez vous dire grâce à la psychanalyse:  » Je sais d’où cela vient, ce n’est pas cette personne en particulier qui me met en colère mais c’est par ce que ça me rappelle mon père qui me critiquait toujours.. » Alors votre colère va diminuer et vous vous sentirez fier de cette maitrise . Vous aurez donc aussi une meilleure estime de vous.

En intégrant la démarche psychanalytique vous intégrerez aussi un savoir psychologique sur vous même, vous aurez appris à connaitre votre désir et à faire confiance à votre réflexion. Vous devenez libre de vivre et de penser selon vos propres critères et non selon ce qu’on veut pour vous.

De plus le fait de parler de vos angoisses permet de les diminuer fortement . Pourquoi ? Par ce qu‘en la nommant l’angoisse ne circule plus librement dans votre esprit et dans votre corps ( ce qui est terrifiant ) mais elle est désormais liée à une représentation.

Enfin en apprenant à connaitre la part inconsciente de vous même vous retrouvez un sentiment d’unité c’est ce qu’on appelle « être en accord avec soi même « 

Quel enfant étiez vous?

La psychanalyse vous fera voyager dans votre enfance voire votre toute petite enfance (la vie intra-utérine en fait partie) pour comprendre les relations qui vous ont structurées et vous structurent aujourd’hui : relations avec vos parents, frêres et soeurs, grands parents, éducateurs etc..Elle vous permettra également de remonter à des évènements oubliés qui ont eu sur vous un impact et impactent encore votre présent.

Ce processus de l’analyse est un processus de prise de conscience , rendre conscient ce qui en vous agit inconsciemment et en comprendre le sens.  Pourquoi mes relations amoureuses tournent  à l’ échec? Pourquoi suis-je souvent déprimé? Pourquoi ais-je un tel manque de confiance en moi ?

On pourrait dire qu’il s’agit de comprendre quel enfant agit en vous et vous empêche de devenir celui que vous aimeriez être. Mais cet enfant a aussi de grandes ressources qu’il s’agit de remobiliser ! L’enfant que vous étiez et l’ adulte que vous êtes pourront grace à la psychanalyse travailler main dans la main. Vous vous sentirez moins coupé de vous même, fragile, plein de contradictions mais plus fort et plus « un ». C’est ce que Jung nomme le processus d’individuation

Arréter ce qui se répète

Le fait de comprendre d’où viennent vos problèmes vous permettra de prendre conscience des comportements négatifs qui se répètent dans votre vie et de diminuer cette répétition voire d’y mettre fin.

Par exemple si vous constatez que vos relations amoureuses finissent toujours par une rupture vous pouvez grâce à la psychanalyse comprendre pourquoi vous vous mettez toujours dans une situation de rupture. « Vous êtes vous senti abandonné par votre mère quand vous étiez enfant?  » Si cela se répète c’est vous qui le cherchez! Mais pourquoi puisque vous en souffrez?

Votre inconscient vous pousse à répéter un traumatisme pour essayer de le résoudre:  » cette fois ci je ne serais pas abandonnée ». Oui mais il faut changer quelque chose dans la situation répétée pour que l’issu soit positive. Peut être aller vers une personne moins susceptible de vous abandonner, qui n’aurait pas le même profil que votre mère…Et pour changer quelque chose à cette répétition du trauma il faut d’abord comprendre toutes ses implications affectives, relationnelles, existentielles pour l’enfant que vous étiez et l’adulte que vous êtes.

Au fond c’est sans doute une très vieille scène qui se rejoue et peut être qu’elle remonte à d’autres générations: celle de vos grands parents , de vos arrières grands parents?

Celui qui fait une psychanalyse pourra rompre la chaine de la répétition traumatique et arrêter de la transmettre aux générations futures. Sur ce point je renvoie au livre remarquable d’Anne Ancelin Schützenberger : AÏe mes AÏeux!

J’aime beaucoup la photo de famille qui figure sur la couverture de ce livre, on voit aux expressions des visages et aux attitudes corporelles qu’ils ont bien un soucis commun!

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Article sur la psychanalyse que je pratique

Art-thérapie : pourquoi interpréter son oeuvre ?

En quoi cela  vous aide d’interpréter votre création lors d’une séance d’art thérapie ?

Je vous donnerais un exemple en vous proposant d’analyser la peinture ci dessous qui a été réalisée lors d’une séance individuelle d’art thérapie par F dont je vous ai communiqué le très beau texte.

séance d'art thérapie  pour adulte, Versailles, Paris

 Il ne s’agissait pas ici de la première séance, d’autres dessins avait été fait avant et d autres seront faits après. Cela signifie que cette peinture prend sens avec la psychothérapie psychanalytique et les peintures qui l’ont précédées ainsi que celles qui l’ont suivies : l’interprétation que je vais en donner se fait donc en fonction de tout le travail qui entoure cette peinture. Elle ne peut être isolée de ce contexte.

Cette peinture symbolise un moment particulier de la thérapie où j’avais proposé à F de faire des autoportraits d’elle à plusieurs âges : enfant, adolescente, femme d’âge mûr. ici elle se représente telle qu’elle est maintenant: une femme d’âge mur.

Interpréter par la technique de l’ association libre

En fin de séance arrive le moment d’interpréter la peinture réalisée, pour cela j’utilise la technique psychanalytique de l’ association libre : dire sans retenue ni jugement tout ce que lui inspire sa peinture même si cela parait absurde. Or avec F nous constatons que la tête semble d’une autre nature que le corps : le visage est blanc alors que le corps semble rempli de jaune, qui est aussi la couleur du fond. L’intérieur des yeux est également jaune comme si le fond jaune avait envahi l’âme et le corps car on sait bien que les yeux sont «  le miroir de l’âme ». Autre élément d’étrangeté de cette tête : elle semble comme un masque posé sur le cou. En effet les yeux sont vides comme ceux d’un masque et l’expression est figée.

En regardant d’autres peintures nous pouvons toujours faire la même remarque : les têtes semblent toujours séparées du corps, étrangères à lui.

Séance d'art-thérapie Versailles 78 Paris

Vrai self et faux self

Je demande  à  F si d’une manière générale elle à l’impression que sa tête est coupée de son corps, que son corps lui est étranger. Elle me répond que oui, qu’elle a souvent l’impression que son visage est un masque qui joue un rôle sans exprimer son vrai soi ; son « vrai self ». Je reprends ici un concept de Winnicott. En effet celui- ci a montré qu’une personne ayant subi de graves traumatismes peut développer un « faux self » c’est-à-dire une personnalité artificielle qu’elle se construit pour s’adapter aux autres du mieux qu’elle peut. Ce faux self est une défense protéger le vrai soi qui n’a pas pu s’exprimer et se développer et qui se cache. Les personnes  qui utilisent cette défense se sentent un autre qui joue la comédie sans rien ressentir.

F  ressent donc son corps comme appartenant au monde extérieur mais pas à elle : c’est comme cela qu’elle interprète la ligne blanche très fragile qui sépare le corps du fond jaune ; elle ne ressent pas nettement les frontières entre l’intérieur de son corps et l’ extérieur de son corps.

Une prise de conscience objectivée par l’image

Grâce à l’interprétation qu’elle fait de sa peinture , guidée par les questions que je lui pose, F a pu prendre conscience de l’ image qu’elle a d’elle-même et de son corps. En effet la peinture a matérialisé en image l’impression permanente qu’elle a d’être coupée de son corps, des émotions de son « vrai self ». il n’est pas sûr que F  soit arrivée à exprimer cette distance de soi à soi directement par la parole . En effet l’inconscient s’exprime plus spontanément en image exactement comme dans le rêve. C’est un point fort de l’ art-thérapie : nous avons tout de suite devant les yeux une image matérielle pleine de sens.

Le travail thérapeutique consiste ensuite pour F à interpréter verbalement ce que symbolise pour elle sa peinture, à comprendre ce qu’elle exprime ici de son état présent mais aussi de son histoire passée : a-t-elle toujours eu cette impression d’être coupée de son corps ? Y  a-t-il une cause très ancienne à la mise en place de ce mécanisme de défense ? Cette prise de conscience permet aussi à F d’entrevoir ce qu’elle souhaite dans le futur par exemple se réapproprier son corps, ses émotions, se sentir elle-même c’est à dire renouer avec son vrai self.

On peut aller beaucoup plus loin dans l’interprétation de ces peintures mais mon propos est juste ici de donner une piste de compréhension..

Témoignage d’une patiente en art-thérapie:  » j’avais l’impression de me redonner vie.. »

Je demande parfois aux personnes qui le souhaitent d’écrire un texte en fin de thérapie. Voici le témoignage d’une femme que j’ai suivi en art-thérapie et psychanalyse. Par la suite ses peintures ont fait l’objet d’une exposition d’art-thérapie, j’en commenterais quelques unes dans les prochaines newsletter. Je la remercie vivement pour ce très beau texte et pour m’avoir donné l’autorisation de le publier.

« Peu avant ma première séance d’Art-thérapie, j’ai fait ce cauchemar extrêmement parlant par rapport à mon histoire.

J’avais peur, parce qu’il parle de mon traumatisme profond. Le non-dit, la culpabilité, la honte… Je savais bien qu’il faudrait dire la vérité, vous en parler, mais j’attendais de ne plus avoir le choix. Cet aveu est tellement douloureux…

C’est arrivé assez vite, au cours de la deuxième séance, il me semble. Quand vous m’avez demandé de dessiner « ce qui est arrivé à cette femme ». Parce qu’il s’agissait bien d’une femme… mais qui a perdu sa féminité.

Cela m’a beaucoup soulagée de vous dire ce qui m’était arrivé, enfant. Et votre réaction dans l’accueil, m’a détendue.

J’avais du mal à dessiner ce que je voulais. C’était finalement assez frustrant de ne pas « savoir » dessiner, de ne pas pouvoir retranscrire ce que j’avais comme image dans la tête. Mais après les séances, vous m’avez encouragée en me disant que mes dessins étaient beaux et cela m’a fait beaucoup de bien. Beaux, même si je ne sais pas dessiner, parce qu’ils sont vrais. Et beaux, même si ce que je dessine est affreux. Affreux ce que j’essaie de cacher depuis toujours, tout en espérant pouvoir le dire et m’en débarrasser…

Grâce à vos encouragements, j’ai continué au fil des séances avec un peu moins de jugement intérieur.

Le moment où j’ai dessiné le petit bonhomme blanc, que j’ai ressenti comme mon innocence, ma pureté, ma force aussi, a été très important et libérateur. J’ai d’ailleurs affiché dans ma chambre depuis, le dessin sur le craft du grand bonhomme blanc avec son pistolet, qui est plus fort que le noir, plus fort que l’agresseur, plus fort que la destruction, que la dépression. Je le vois tous les jours, et il me donne de la force.

Séances individuelles d'art-thérapie Versailles , psychothérapie par la peinture et la psychanalyse
Séance individuelle d’art-thérapie avec F , atelier Cécile Orsoni , 2015

Quand j’ai peint avec mes doigts pour remplir mon corps, cela m’a vraiment touchée émotionnellement. J’avais l’impression de me redonner vie, d’avoir la possibilité d’habiter enfin mon corps, de reprendre contact avec moi-même. Je ne sais pas si c’est encore le cas, parce que le chemin est long, mais un contact a eu lieu je pense. Pour moi, habiter son corps va avec la joie de vivre et sûrement un sentiment d’unification. Je m’en sens encore éloignée, mais des pas ont été faits.

art-thérapie Versailles, 78 Yvelines, psychothérapie par la peinture
Séance individuelle d’art-thérapie avec F , atelier Cécile Orsoni , 2015

Je sens qu’un parcours a été effectué lors de ces séances. Comme une boucle. J’ai entendu des messages : tu peux retrouver ta beauté, retrouver ton innocence, ce que tu es vraiment… Tout ça n’a pas été complètement détruit.

Le plus important pour moi, et le plus difficile, c’est de pouvoir montrer l’in-montrable, dire l’impensable, l’inacceptable. Et ce travail m’a permis de le faire d’une certaine façon. Pouvoir mettre en dehors de moi, sur des feuilles blanches, ce qui me ronge, ce tabou, cet impossible à dire, est libérateur. Ca veut dire : c’est possible que ce soit vu par d’autres.

Evidemment, l’exposition a doublé cet effet. Tout à coup, des gens que je ne connais pas, qui ne sont pas thérapeutes, peuvent voir ce qui pour moi est impossible à montrer. C’est comme un espoir que l’inhumain puisse devenir humain, être vu, reconnu. Parce que pour moi, ce traumatisme reste confiné dans une zone d’inhumanité, comme s’il m’avait exilé de la « normalité » humaine.

exposition de l' art-thérapeite Cécile Orsoni Paris
Exposition d’art-thérapie à Paris en 2016, peintures de F

Mais justement, j’ai senti que cette expérience d’exposition m’avait ouvert une porte. Peut-être que oui, aujourd’hui, et encore davantage demain, je pourrai dire et montrer, ce qui, hier, était absolument impossible.

Et dire et montrer cette vérité, c’est pouvoir retrouver ma beauté intérieure, ma féminité et mon être… Tel est mon plus grand souhait.

Je vous remercie beaucoup de m’avoir accompagnée dans ce voyage et de m’avoir permis de montrer ce qui m’empêche de vivre dans la joie et la légèreté. Je me suis vraiment sentie bien guidée au fur et à mesure des séances. Une étape importante a été réalisée à l’intérieur de moi-même, je le sais. Le chemin continue…« 

F (le 16.12.15)

Séances d’art-thérapie avec Cécile Orsoni

Devenir art-thérapeute

Depuis quelques années je propose des séances d’art thérapie et de supervision individuelle pour les art-thérapeutes débutants et en formation. Pour tout renseignement vous pouvez me joindre au 06 78 73 94 48. Vous  trouverez ici quelques conseils pour devenir art-thérapeute.

1-Expérimentez l’art-thérapie sur vous-même.

Vous ne pourrez pas aider quelqu’un par l’ art-thérapie si vous ne l’ avez pas pratiqué sur vous-même par ce qu’il vous faut intégrer de manière pratique la démarche thérapeutique de l’ art-thérapie. Pour être psychanalyste il faut avoir fait une longue analyse personnelle par ce que cet enseignement ne se fait pas dans les livres par la théorie; pour être art-thérapeute c’est aussi avant tout un enseignement pratique et existentiel qui peu à peu fait partie intégrante de votre façon de penser et d’être en relation avec l’autre dans le cadre de la thérapie.

En faisant une thérapie par l’art vous apprenez de manière existentielle ce que produit le processus thérapeutique de la création en vous et donc vous serez plus tard à même de le transmettre à un patient. Vous pourrez comprendre ce que produit en l’autre l’acte de création et vous pourrez alors proposer au patient des exercices adaptés à sa problématique.

Sans ce travail thérapeutique sur vous-même vous risquez d’aggraver le problème du patient en lui proposant un exercice inadapté Au mieux votre séance n’aura pas d’effet thérapeutique sur le patient et se réduira à une animation. Par exemple il n’est pas recommandé d’obliger une personne autiste à toucher de la terre ou de la peinture. C’est pourquoi il est aussi nécessaire d’avoir des connaissances en psychopathologie.

Pour devenir art-thérapeute il s’agit donc d’intégrer en soi le processus de thérapie par la création. Qui dit « processus » dit travail de thérapie sur le long terme. Faire une séance d’art-thérapie ne suffit pas, ni même un stage.

2- « Connais -toi toi-même »

Pourquoi voulez- vous devenir art-thérapeute ?

La psychothérapie par l’art que vous allez entamer vous permettra de comprendre pourquoi vous voulez être art-thérapeute. Vous apprendrez à savoir d’où vient ce désir.

On ne devient pas thérapeute par hasard : que voulez-vous soigner en vous en devenant art-thérapeute ? Quelle personne dans votre enfance avez-vous essayé d’aider ? Pourquoi est-ce la médiation artistique qui vous intéresse précisément?

En répondant à ces questions vous pourrez ainsi connaitre votre contre-transfert par rapport à vos patients c’est-à-dire répondre à la question : qu’est-ce que je projette de mon vécu sur cette personne ? Par exemple : pourquoi me met–elle en colère ? Est-ce cette personne qui me met en colère ou est -ce un autre que je vois à travers elle ? Vous éviterez alors de confondre votre problématique avec celle de l’autre et c’est à cette condition que vous serez vraiment à même de l’aider.

séance d'art-thérapie adulte Versailles

3-Maitriser une pratique artistique

Pour pouvoir proposer au patient un exercice qui l’aide vous devez pouvoir imaginer ce que produira sur lui tel médium : terre ou peinture ? Ou tel exercice de danse : danse au sol ou debout ? Par exemple : faire dessiner quelqu’un ne produit pas du tout le même effet thérapeutique que lui faire faire du modelage. Et pour le modelage cela ne produit pas le même effet de modeler avec ou sans outils. Ce n’est qu’en ayant pratiqué et en pratiquant vous-même de manière poussée une activité artistique que vous pourrez  anticiper ce qui pourrait aider la personne.

Sans cette maitrise artistique vous proposerez toujours le même exercice et vous passerez à côté de la singularité de la personne . On ne peut pas être art-thérapeute en appliquant toujours la même méthode et le même exercice. En effet dans la thérapie il faut sans cesse s’adapter à la personne car c’est d’ abord elle qui guide sa propre thérapie. C’est ce que le patient apporte qui va vous permettre d’imaginer pour lui ce qui pourrait lui convenir. L’art-thérapeute doit toujours être créatif et à l’ écoute, il n’ a qu’un temps d’avance sur son patient.

Le profil idéal de l’art-thérapeute est d’être à la fois artiste et psychologue , psychanalyste ou psychothérapeute. En tous les cas il faut avoir expérimenté sur soi l’art-thérapie de manière poussée et personnelle et avoir une pratique poussée dans une discipline artistique  : danse, théâtre, musique , arts plastiques. On ne s’improvise pas art-thérapeute par ce que faire une psychothérapie prend du temps comme maitriser une pratique artistique prends du temps.

Vous trouverez ici un lien sur mon site vers un stage de formation à l’ art-thérapie

Quelle psychanalyse?

Une psychothérapie psychanalytique chaleureuse

Je propose une psychothérapie psychanalytique , c’ est une psychanalyse mais non pas au sens orthodoxe c’est à dire que nous sommes assis en face à face, mais parfois vous pouvez aussi être allongé et fermer les yeux, la fréquence des séances est en général d’une fois par semaine, la durée des séances est en général de 2h mais peut varier (par exemple 3/4 d’heure pour une séance de psychanalyse seule). Vous pouvez faire une psychanalyse sans art-thérapie.

Lors des moments de psychanalyse, nous sommes assis face à face ou face à votre création Je vous pose des questions et ne suis donc pas « muette » comme une certaine orthodoxie le voudrait. Il m’ arrive également de vous faire part de mes associations. En effet je considère que la relation de confiance qui s’établit entre le patient et le psychanalyste est thérapeutique. Or il me semble qu’ une relation de confiance implique de la chaleur de la part du psychanalyste, de l’empathie. Je pense qu’une telle relation ne saurait s’établir si le psychanalyste reste muet et froid devant le discours du patient qui livre son intimité .

En ceci je me réfère à Carl Rogers Le Développement de la Personne et la « thérapie centrée sur la personne ». Carl Rogers était aussi sensible à la créativité naturelle de l être humain qui lui permet de changer. Il faudrait également que je cite Ferenczi, Winnicott, Karen Horney, Françoise Dolto..

Qu’est ce que le transfert?

Cette relation humaine chaleureuse ne doit pas empêcher la distance nécessaire dont doit faire preuve le psychanalyste pour aider l’ analysant à réaliser un « transfert« . Freud parlait de »neutralité «  mais je préfèrerais le mot « distance » . Car je ne pense pas que la neutralité du psychanalyste soit possible ni même souhaitable comme je l’ai expliqué . En effet le psychanalyste travaille avec ce qu’il est, son histoire, son affectivité, ses projections. Tout ceci se nomme: le contre-transfert du psychanalyste.

Mais revenons au patient ou « analysant »: Le transfert est le fait de revivre une situation relationnelle souvent difficile en projetant sur le psychanalyste la figure de personnes problématiques; par exemple un père ou une mère. Ces problèmes vont ainsi se « rejouer » comme au théâtre dans le cadre de la cure, c’est à dire dans un espace sécurisant ou l’issu pourra être plus positive. L analysant pour ainsi interpréter et comprendre ce qui se passe dans le transfert, ce qui se répète dans sa relation à l’ analyste et dans sa relation aux autres.
Le transfert peut se réaliser dans la mesure ou une distance est maintenue entre le psychanalyste et l ‘analysant. Cette distance est créée par  » le cadre » posé ; par exemple le fait que cette relation s’établisse en dehors du quotidien dans un lieu consacré à la thérapie, le fait que je me réfère au cadre conceptuel et pratique de la psychanalyse, le fait qu’ayant moi même fait une longue analyse je peux prendre du recul par rapport à mes projections c est à dire mon contre-transfert. Cette distance permet à l’ analyste de ne pas trop s’investir affectivement pour pouvoir garder le recul suffisant dans la relation d’aide. C’est pourquoi un psychanalyste peut être efficace pour aider son patient alors qu’il ne le sera pas forcément pour aider un proche.

Psychanalyse et art -thérapie

Quand la psychanalyse est intégrée à l’ art-thérapie certaines séances sont uniquement des séances d’analyse par ce que vous ressentez le besoin de parler plus que de créer. D’autres au contraire seront plus centrées sur la création.

Le moment de création ou d’art-thérapie est toujours encadré par la psychanalyse. En effet au début de la séance il y a un temps d’analyse ou je vous propose de dire  » tout ce qui vous passe par la tête » sans réfléchir ni juger. C’est la règle de l’ association libre mise au point par Freud. Le patient lâche prise et son inconscient peut commencer à s’exprimer. Je vous renvoie au texte de Freud : La Technique Psychanalytique.

Ensuite arrive le moment de création: vous allez peindre, dessiner, modeler. Là nous ne parlons pas. Quand vous jugez que ce temps de création est terminé, alors l’ analyse reprend et je vous aide à interpréter ce que vous avez ressenti en créant: quelles sensations? Quelles émotions ? A quel vécu tout ceci vous renvoie ? A quel moment de votre histoire?

Nous avons parlé du transfert. Dans le transfert se rejoue une relation en grande partie inconsciente .Par ce que trop douloureuse, cette relation a été « oubliée ». Dans l’ analyse et dans l’acte de création, cette relation s’exprime et nous pouvons l’ analyser. Par exemple si vous avez du mal à peindre peut être que cela vous renvoie à un père trop autoritaire qui vous interdisait de donner libre cours à votre imagination sans culpabiliser?

D’autre part ce visage que vous avez peint , à qui vous fait il penser?

On voit donc que si le transfert se matérialise dans la relation avec le psychanalyste il se matérialise aussi dans l’oeuvre et dans le processus de création.

séance de psychanalyse Versailles
Séance psychanalyse et art-thérapie avec Cécile Orsoni. Une femme d’age mur fait son autoportrait en adolescente


Comment interpréter l’oeuvre créée?

Nous analysons l’oeuvre produite toujours avec la technique de l’ association libre: a quoi vous renvoient ces formes, ces couleurs, ce format ? Il s’agit d’une interprétation symbolique de l’oeuvre que vous analysez comme vous le feriez pour l’image du rêve. A ce sujet je renvoie à l’ouvrage d’ Otto Rank, l’ Art et l’ Artiste.

Le psychanalyste Otto Rank, élève de Freud, montra qu’on pouvait interpréter les oeuvres d’art exactement comme les images du rêve par ce qu’il s’agit du même langage plastique symbolique.

Dans l’image du rêve comme dans la création il y a deux niveaux d’interprétation symboliqe: l ‘interprétation archétypale et l’interprétation personnelle. Pour comprendre la signification d’une image ou d’une oeuvre il faut croiser ces deux interprétations.

Un symbole a une dimension universelle commune à toutes les cultures et une dimension personnelle propre à l’individu. Par exemple le feu est un symbole archétypal universel mais il sera aussi chargé d’un sens personnel: si quelqu’un a faille mourir dans un incendie ce symbole du feu prendra un tout autre sens que pour une personne dont le feu représente la cheminée rassurante des grands parents.

Je me réfère également au psychanalyste Carl Gustav Jung qui mit au point la technique de l’imagination active et la notion d’ archétypes présents dans les rêve et dans les oeuvres d’art .

Nous citerons Jung: « Ainsi, le pur phantasme se marie à un élément de réalité. C’est là une acquisition de valeur inestimable, c’est un germe d’indépendance, une transition vers la maturité psychologique ».

C.G Jung, Psychologie et Poésie

La peinture ou le dessin matéralise le vécu de la personne . Les oeuvres crées deviennent comme autant d’images de soi qu’on a sous les yeux et qui sont donc une trace perenne de se qui s’est passé pour vous durant les séances. Votre vécu devient un objet concret que vous pouvez ressortir, regarder et interpréter autant que vous le souhaitez et autant que nécessaire.

Cette matérialisation du vécu oblige le patient à prendre en compte l’histoire qui s’exprime dans la création . D’un coté l’oeuvre permet de mettre à distance le vécu, de le déposer hors de soi donc de s’en séparer . Mais l’objet oblige aussi à le regarder, vous ne pouvez pas l’ignorer et ignorer que c’est vous qui avez dessiné cela.

la création comme un espace de jeu, l’oeuvre comme objet transitionnel

Cette notion d’objet transitionnel a été inventée par le psychanalyste anglais Winnicott. Dans Jeu et Réalité, Winnicott dit que le très jeune enfant fait l’ expérience de son rapport au monde en jouant. Avec cet objet qu’est le jouet, il réalise son désir et s’aperçoit qu’il a du pouvoir sur le monde extérieur . La mère l’aide à manipuler l’objet pour en faire ce qu’il veut et donc crée les conditions pour que le jeu soit plaisant et que l’enfant prenne confiance en lui et ses capacités à réaliser son désir.

Dans la séance d’art-thérapie et de psychanalyse, la création fonctionne comme un jouet et le thérapeute prend la place de la mère. Le patient se rend compte qu’il peut réaliser son désir dans la création et retrouve ainsi une énergie positive.



Exposition Journées Européennes des Métiers d’ Art :Bois gravé, estampé, Verre soufflé, verre sculpté

Vernissage vendredi 5 avril 2019 à 18h, exposition du 1er au 7 avril

exposition JEMA 2019, bois gravé, estampé, Paris 75009
Atelier de Cécile Orsoni, bois gravés


la Galerie Guillet Arcane 17 participe cette année aux Journées Européènnes des Métiers d’ Art

avec l’exposition Bois gravé, estampé, Verre soufflé, verre sculpté. Elle présente les oeuvres de deux artistes contemporains : Cécile Orsoni et Landré Laurenti.

Galerie Guillet , 8 avenue Trudaine, 75009 Paris métro Anvers. Ouvert tous les jours de 11 h à 19h. 06 07 48 10 12

Cécile Orsoni

exposera les matrices de ses dernières gravures sur bois accompagnées des estampes correspondantes.

Texte de l’ écrivain et critique d’art Eurydice Trichon Milsani :

 » Cecile Orsoni m’a dit : percée

« J’ai longtemps cherché le noir le plus profond : je l’ai découvert dans la gravure. C’est dans ses champs élaborés que ce noir du désir sévit en toute  puissance ; et c’est aussi dans ses sobres entrailles que brille son contraire : le blancs des blancs.

Riche de cette vérité je me donne à cœur joie au métier du graveur ; je peux ainsi manier à volonté ce contraste magistral dont l effet  génère un équilibre parfait ainsi qu’une symbolique essentielle. Le blanc semble être la vie même, la présence, le sens des choses ; quant au noir, dramatique, envoûtant, incarne  la condition humaine.

Si je persévère et m’obstine à aimer ce contraste c’est peut être à cause de mes problèmes de vue : j’évite les détails ; j’aime observer les grandes formes, les figures massives qui se déplacent dans l’espace, l’ampleur des gestes sommaires et emblématiques, la mouvance.

J’adore graver le bois, gratter avec insistance le contre-plaqué, le creuser et le voir partir en éclats, le strier avec force, le fendre à  cœur. J’aime voir  son  milieu s’effriter, s’amenuiser, s’affine pour se fendre enfin en deux morceaux : les deux battants d’une porte qui cèdent pour laisser voir entre eux la splendide clarté de la lumière. C’est comme une percée des  nuages : les masses sombres soudain s’écartent pour laisser apparaître au bout de l’obscurité une éclaircie inattendue.

 Sensible et fidèle à cette jouissance antithétique j’élabore plusieurs thèmes : la figure humaine qui évolue dans l’espace, l’ architecture , sols et dallages, ainsi que l’apparition des formes qui évoquent des parties corporelles – c’est comme des énergies qui  montent   traversant  le corps ; et puis des  sources nocturnes  des ramifications, des feuillages

Souvent je suis inspirée par une photo à couleurs contrastées. La représentation pourtant n’est pas nécessaire ; ce sont les effets lumineux qui importent.

Taches, fluidité, éclats, effets de matière, couleurs crues, impact de la monochromie et surtout ces deux  valeurs opposés qui s’affrontent qui claquent comme une percussion à son zénith. Soudain un rouge devient un autre noir et la violence du couteau à bois  creuse avec ardeur afin de l’anéantir, exorciser le noir, la mort, afin d’arriver à la révélation du blanc le plus pur et le plus prometteur. »

Eurydice Trichon Milsani, avril 2016.

André Laurenti

exposera ses sculptures en verre. Il s’agit de réalisation de prototypes en verre soufflé façonné à la Fornace Anfora Murano en collaboration avec le Maitre Verrier Andrea Zillio de Murano en 2018.

Exposition JEMA 2019, Verre soufflé Paris 75009
André Laurenti, Coppa Laguna, 50×22 cm

André Laurenti est un artiste peintre français.Il partage sa vie entre Paris, Nice et l’Italie; Sa passion pour la Mémoire Antique le conduit à Pompeï, Naples, les Champs Phlégréens et les Terres Romaines et Toscanes.


Sa rencontre en 2014 avec Andrea Zilio – Maître Verrier – à la Fornace Anfora de Murano-Venezia, sa fascination pour l’Alchimie du verre soufflé l’amènent à réaliser des pièces uniques qui sont le prolongement de son univers pictural.
Ses pièces de Verre sont comme des Temples, Ecrins de l’Ame. Temples de Verre qui nous dessinent les liens entre l’alchimie et l’esprit de la beauté. Alliage des matières, des transparences pour accéder au Rêve et au Sacré.


l’ art-thérapie est elle une psychothérapie « sérieuse »?

Derrière cette l’idée que l’ art-thérapie n’est pas une psychothérapie « sérieuse »se cache la conviction que la création artistique est un jeu sans importance .

C’est pourquoi dans cette optique on pense souvent que l’ art-thérapie est exclusivement destinée aux enfants, aux personnes âgées ou handicapées. Se cache également une conception dévalorisante de l’activité manuelle et « sensible » vue comme dégradante . Un adulte qui se respecte ne met pas les mains dans la peinture. Au contraire il fait fonctionner ce qui le constitue à ses yeux comme « adulte » c’est-à-dire ses capacités intellectuelles, rationnelles dans le ciel élevé des idées.

Les choses sérieuses ne relèveraient  que de notre haute capacité de raisonnement abstrait tandis que les choses «  futiles » relèveraient plutôt de l’ordre de la sensibilité, de l’émotion, de l’artistique. Le raisonnement c’est le calcul donc symboliquement la maitrise du monde et de soi propre à l’adulte alors que l’affectivité symboliserait au contraire la perte de contrôle donc elle renverrait à l’enfant.

Séance individuelle d'art-thérapie Versailles, Paris 78
Séance individuelle d’art-thérapie avec Cécile Orsoni art-thérapeute. Retrouver l’enfant.

Dans ce contexte on ne peut que considérer l’art-thérapie comme un amusement ou une technique de bien- être mais certainement pas comme une psychothérapie digne de ce nom c’est à dire « sérieuse » ou « adulte ». On pense alors qu’il ne s’agit pas d’un vrai travail sur soi.

Mais assimiler l’art-thérapie à une méthode de bien-être c’est d’abord nier sa dimension de thérapie

On ne prend pas alors en compte l’engagement du patient sur le long terme et ses efforts parfois douloureux dans le but d’un changement en profondeur. C’est nier les moments douloureux ayant nécessairement lieu dans la thérapie par ce qu’il s’agit de se remettre en question et d’exprimer une souffrance. C’est nier enfin la part active du patient dans l’acte de création qui a lieu dans une séance d’art-thérapie mais pas dans une séance de massage. Une séance de massage a lieu ponctuellement et ne nécessite pas d’engagement dans la durée. De plus vous êtes passif alors que lors d’une séance d’art-thérapie vous devez vous mettre en action pour créer et pour réfléchir pendant la séance et entre les séances. Il s’agit d’un processus qui demande un grand investissement personnel.

Maintenant peut on considérer l’ art-thérapie comme un jeu inconséquent ?

Il est vrai que la création est un jeu, mais ce jeu est tout sauf futile. Le psychanalyste Winnicott dans Jeu et Réalité nous a montré que le jeu est une activité hautement sérieuse par ce que fondamentale dans la construction psychique de l’enfant et plus tard de l’adulte qu’il sera. Lors d’une séance d’art- thérapie l’adulte en souffrance va pouvoir retrouver dans l’acte de création un rapport au monde de plaisir qui est celui de l’enfant. Il va à nouveau constater qu’il est capable d’être en harmonie avec le monde extérieur par ce qu’il est capable de façonner la peinture ou la terre selon sa volonté avec l’aide de l’art-thérapeute . Le rôle de l’art-thérapeute est de construire le cadre dans lequel cet acte de création va pouvoir se faire : cadre spatio-temporel et cadre relationnel .l’ art-thérapeute fonctionne comme une « mère suffisamment bonne » c’est à dire qu’il ne devance pas le désir du patient mais l’aide à réaliser son désir et à en prendre conscience. Certains adultes ont besoin de revivre cette période d’énergie créatrice voire de la vivre tout court car ils ont cessés d’être enfants bien trop tôt.

L’art-thérapie permet une expression de soi sensible et personnelle

Dans cet acte de création vous allez aussi pouvoir vous exprimer de manière très personnelle par ce que vous utilisez votre sensibilité : pour la peinture il s’agit plus particulièrement du toucher, de la vue mais en réalité c’est tout le corps qui se met en mouvement . Or l’expression par la sensibilité est plus personnelle que l’expression verbale par ce que plus singulière . En effet les mots sont plus « communs » c’est-à-dire plus abstraits que le l’expression par le chant ou le dessin. Par la création artistique vous affirmez ce que vous êtes ensuite vous pouvez  en prendre conscience avec la psychanalyse : vous vous appropriez votre vécu par l’interprétation verbale et l’association libre. On sait à quel point il est important de pouvoir s’exprimer de manière personnelle car c’est l’affirmation de votre singularité et de votre liberté qui est en jeu. Empêcher un homme de s’exprimer c’est le priver de liberté et vouloir le tuer psychiquement. Les dictateurs le savent bien qui exterminent les artistes et font brûler les œuvres d’art ; pensons par exemple aux autodafés du régime nazi .

Ainsi loin d’être un jeu inutile et futile la création artistique est tellement sérieuse qu’elle représente un danger pour ceux qui veulent assoir leur pouvoir en imposant une pensée unique. L’art-thérapie permet justement l’expression personnelle de soi même en remobilisant peu à peu et à votre rythme votre sensibilité, vos émotions et l’énergie créatrice de l’enfant qui est en vous.

           Car le traumatisme engendre souvent une coupure entre un soi rationnel et un soi sensible. C’est une manière de se défendre parfois nécessaire pour ne pas s’effondrer: « non ce n’est pas moi qui sent, qui souffre ». Mais être coupé de sa sensibilité c’est se couper des autres et du monde et ceci constitue aussi une  souffrance : on se sent seul, on ne sait plus qui on est et ce qu’on désire réellement.

séances d’art-thérapie en images

L’important est de s’envoler !

Séances d'art-thérapie par la peinture, le modelage à Versailles et Paris

Que 2019 soit pour vous une très belle aventure!

Ce grand ciel bleu lui fait vraiment envie mais l’oiseau hésite : voler mais vers quoi? Peu importe l’important est de s’envoler !

Deux nouvelles pages sur mon site:

Pourquoi choisir l’ art-thérapie? J’ai essayé d’expliquer la spécificité de l’ art-thérapie par rapport à d’autres thérapies comme par exemple les psychothérapies verbales.

Stages d’art-thérapie en petit groupe.
J’explique ma démarche d’art-thérapeute avec des séances réunissant de petits groupes d’adultes.

L’ art-thérapie est une thérapie psycho-corporelle

séance d'art-thérapie et psychanalyse, hypnose Versailles, Paris
Séance d’hypnose et art-thérapie, régression foetale. Cabinet Cécile Orsoni 2018

Je voudrais ici rendre hommage au psychanalyste Wilhelm Reich :

« Toute impulsion psychique est fonctionnellement identique à une excitation somatique définie. ..L’excitation psychique est identique à l’excitation somatique.» in La Fonction de l’ Orgasme, Arche, p 272

L’art-thérapie est une thérapie psycho-corporelle

Lors des séances d’art-thérapie et psychanalyse que je propose,  je constate que la création artistique en faisant appel aux sens  est une thérapie psycho-corporelle. Le dispositif que je propose prends en compte les mouvements du corps ( position dans l’espace, attitude corporelle, gestes ..) et induit un maximum de contact sensoriel par exemple peindre au sol les mains dans la peinture. L’idée est de sortir le corps de ses habitudes  pour remettre en circulation une énergie bloquée qui se fige dans le corps et le psychisme.

Le dispositif corporel varie en fonction de la problématique du patient.

L’énergie qui circule à nouveau fait remonter des souvenirs, des émotions, des images, des affects. L’art-thérapie réveille une mémoire somato-psychique. . Il n’est pas rare que des douleurs par exemple un mal de ventre se réveille.. ou disparaisse.

L’hypnose assouplit les défenses psycho-somatiques

A ce stade de la séance j’ aimerais pouvoir proposer d’intervenir directement sur le corps et ses symptômes . C’est ce que Wilhelm Reich proposait à ses patients : traiter le corps en même temps que l’ esprit. Il pouvait proposer des exercices de respiration , relaxation, massages .

Dans cette approche corporelle je propose parfois à la personne de faire un exercice  de relaxation profonde par la respiration et  l’hypnose. Cette relaxation assouplit les défenses psychiques en même temps que physiques c’est à dire les tensions dans le corps et permet une prise de conscience de sensations qui fonctionnent comme une mémoire. La personne peut alors voyager plus facilement dans son inconscient et son ressenti en partant de ses sensations corporelles. Elle prend alors conscience de l’inconscient somatique. Ce travail peut intervenir à tout moment de la séance en fonction des besoins de la personne.

Peindre, modeler, dessiner

La création, par exemple la peinture produite, est une mise en image symbolique de cette expérience. L’ oeuvre produite: peinture, modelage , dessin permet de fixer et d’objectiver l’expérience émotionnelle et corporelle . Elle représente une mémoire du corps et appelle à la création d’autres images.

l’expression par l’image est plus spontanée que l’ expression verbale: « ça sort » directement.

Interpréter, associer avec la psychanalyse

Avec la psychanalyse on peut ensuite mettre des mots : il s’agit de verbaliser. Quand le temps de création ou d’hypnose est terminé je demande à la personne de mettre des mots sur ce qu’elle ressent au niveau corporel et émotionnel, la psychanalyse intervient ici. Il s’agit de mettre en relation le vécu présent avec le passé par exemple des souvenirs de situations vécues dans l’enfance; voire des souvenirs de vie foetale comme sur la photo.

La psychanalyse permet de ré-intégrer le vécu émotionnel au niveau conscient et ainsi de clore l’expérience vécue pendant la séance: avec ses mots le patient se « recadre » et peut repartir ré-unifié et rassuré.